L'Heuristique: Journal des étudiants de l'ÉTS

Turbo Kid, l’aventure rétrofuturiste

Septembre 2015 » Culture » Par Félix-Antoine Tremblay, étudiant de génie de la construction, directeur de L’Heuristique

Image pour Turbo Kid, l’aventure rétrofuturiste
 
Apple - Image tirée du film Turbo Kid
Photo ditribuée pour utilisation médiatique.

En 1997, dans un univers post-apocalyptique futuriste, The Kid survit en arpentant les ruines du Wasteland afin de récolter divers objets et de les échanger contre de l’eau potable. Le jeune orphelin sans nom vit seul dans un abri souterrain et se distrait en écoutant de la musique avec son Walkman ou en regardant des images avec son View-Master[1].

Lors d’une de ses sorties, il est apostrophé par Apple, une jeune femme naïve au caractère envahissant, mais des plus attachant. Malgré les réticences du Kid suite à leur rencontre, lui et Apple deviennent rapidement ami(e)s. Les deux héro(ïne)s doivent ensuite affronter le maléfique Zeus, celui qui règne sur le Wasteland.

Turbo Kid est un long métrage gore comique inspiré des films des années 80. À mi-chemin entre Mad Max et BMX bandits, le pastiche ultra-violent est décrit comme une « BMX-powered post-apocalyptic splatterific love story » et un film culte en devenir. C’est une « lettre d’amour à notre enfance »[2] qui saura rappeler de bons souvenirs à plusieurs.

Le film fait rire (beaucoup) par son humour déjanté, mais cet humour étant basé sur de nombreuses références aux années 80, il ne fera pas rire tout le monde. Ce n’est toutefois pas un défaut, puisqu’en s’amputant une partie du public, les réalisateurs et réalisatrices ont pu explorer à fond les limites de leur film, dont le style détonne grandement de ce qui se fait généralement au Québec.

La réalisation du film provient du jeune trio RKSS (RoadKill SuperStar), composé de Yoann-Karl Whissell, d’Anouk Whissell et de François Simard. Turbo Kid revisite le thème du court métrage T is for Turbo, réalisé par RKSS en 2011. La postproduction provient de la Nouvelle-Zélande et le tournage a été réalisé au Québec, notamment à Montréal et à Thetford Mines.

Le film compte sur la performance de l’acteur de renom Michael Ironside ainsi que sur celles de Munro Chambers et de Laurence Leboeuf. La trame sonore est quant à elle assurée par le groupe électronique montréalais Le Matos, dont le style rétrofuturiste fortement inspiré de la musique des films des années 80 s’accorde parfaitement avec l’œuvre. La sortie du troisième album du groupe, basée sur leur travail pour ce film, était annoncée en même temps que la sortie internationale de Turbo Kid, mais celle-ci a été retardée.

L’œuvre reçoit un accueil enthousiaste partout dans le monde depuis sa première au Festival du film de Sundance en janvier 2015. Le film a d’ailleurs reçu le prix du public lors de sa première québécoise au Festival international de films Fantasia 2015. Turbo Kid est sorti en salles en version originale anglaise le 14 août au Québec et ailleurs le 28 août. Une traduction en français international, fidèlement aux classiques de l’époque, est également diffusée dans certaines salles, de même que la version originale avec sous-titres français.

[1] http://bit.ly/1MselxG Le View-Master est un produit de la marque Fisher-Price qui consiste en un stéréoscope à roulette qui permet de regarder des images en 3D.

[2] Yoann-Karl Whissell, réalisateur de Turbo Kid

 
Skeletron - Image tirée du film Turbo Kid
Photo ditribuée pour utilisation médiatique.