L'Heuristique: Journal des étudiants de l'ÉTS

Un nouvel incontournable de la Well

Mai 2015 » Culinaire » Par Anne-Sophie Lachapelle, étudiante de génie de la construction, collaboratrice culinaire de L’Heuristique

Le Balconville : 4861 Wellington

C'est suite à un événement historique que je vous présente ce qui suit. En quelque sorte, mon histoire commence en 1875, l'année où l'arrondissement de Verdun a interdit la tenue de bars à l'intérieur de ses frontières. Par la suite, il a fallu attendre une bonne centaine d'année, soit en 1996, pour que les restaurants aient la permission de servir de l'alcool, à condition d’y consommer de la nourriture. Nous voici maintenant en 2015, 140 ans après le début de la prohibition verdunnoise, l'Arrondissement permet enfin la demande d'un permis de bar à la régie des alcools. On peut remercier un conseil municipal rigoureux, suivi de près par l'arrivée de jeunes familles qui a assagi l'ambiance jadis remuée de bagarres entre anglos et francos, pour ce progrès culinaire. #Verdunluv

Ainsi, deux commerces de la fameuse Promenade Wellington pourront obtenir une licence de bar complète au niveau de la Régie des alcools, cela n'étant plus qu'une formalité. Ce changement est bien reçu de toutes parts. Les deux entreprises chanceuses sont le Benelux, micro-brasserie artisanale établie en 2013 et le Balconville, pub gourmand et sophistiqué.

Pour ma part, j'ai visité un des deux établissements qui s'est vu octroyer l’une de ces autorisations, le Balconville. Avec ses cuisiniers qui travaillent dans la vitrine, façon snack-bar de smoked meat de la Main, je m’attendais à entrer dans un genre de post-taverne mal rénovée.

Au second coup d'oeil, on remarque l’attention particulière portée à la convivialité du décor. Le menu simple et efficace est composé de classiques subtilement remasterisés avec raffinement. Habile mi-chemin entre la tendance cuisine bistro et le comfort food, je recommande définitivement cet endroit pour impressionner lors d’un rendez-vous galant. Mac n Cheese au fromages fins, burgers servis avec mayo et moutarde maison sans trop de prétention, les propriétaires ont su se mêler au cartier. À la fois historiquement simple et ouvrier, aujourd’hui élégant en évolution. Passé 21 h 00 environ, les lumières se tamisent et le volume de la musique augmente. Il devient pénible d’y tenir une conversation, mais l’ambiance est à la fête et le bar reste agréable à fréquenter.

Verdun n'est définitivement pas une destination culinaire de renom, mais avec de type d’établissements qui émergeront fort rapidement suite à la décision du conseil municipal, on peut s’attendre à la naissance d’une nouvelle réputation gastronomique.